Bourges Tatouages Accompagnement, Re(co)naissance, Transmission. Bienvenue!

 Définition de l’acronyme :

 

 

 

A.R.T.

 

 

Accompagnement : Dans le sens de parcourir un chemin ensemble en tissant des liens confraternels, soutenu par l'idée du compagnonnage de la Tradition, avec un tatoueur qui offre un pan de sa culture et les raccourcis les plus stimulants de ses 35 années d'exercices. Une permanence téléphonique assidue et bienveillante s'ajoute à cette définition.

 

 

 Re(co)naissance : Avec le double signifiant, d'une part un désir d'évolution qui va permettre une vraie renaissance, d'autre part l'aspiration à une reconnaissance professionnelle par la clientèle, les collègues, dans vos engagements éthiques et la gestion charismatique de votre métier.

 

 

 Transmission : D'une génération à l'autre, loin de tout folklore, d'un savoir pratique de techniques solidement établies néanmoins évolutives et d'une transformation personnelle envisageable, souhaitable vis à vis des bouleversements actuels.

 

 

LE  PROJET-CONCEPT  BOURGES TATOUAGES A.R.T.

 

Il s’établit au regard de nombreuses observations et d'écoutes ou l'on se rend compte que l'un des sujets de réflexions des nouveaux professionnels concerne souvent la question de l’héritage. Beaucoup décrivent avec nostalgie une personne trop tôt disparu qui à eu juste le temps de transmettre le feu sacré qui convient au passionnés. D'autres racontent l'approche de collègues expérimentés, par des tentatives maladroites qui les font passer à coté de liens ou d'échanges qu'ils appellent pourtant de leurs vœux. Tous témoignent d'un vide en matière de filiation. Idem pour les autodidactes qui ressentent une absence de légitimité dans leur recherche d'une identité professionnelle alors qu'un lien humain autour d'une transmission verbale serait plus constructif.

 

Actuellement la quantité phénoménale de matériel mis à disposition sur le marché par les fournisseurs donne le vertige et se traduit souvent par de couteux achats compulsifs. Dans l'attente d'une dextérité providentielle, beaucoup se tournent vers les produits miracles vantés par des tatoueurs qui les utilisent rarement ou vers des vidéos, de qualités certes, mais qui ne retranscrivent pas le ressenti de l’acte réel .

 

La première génération de tatoueurs ne pouvait faire autrement que de concevoir et tester ses propres machines, de souder ses aiguilles ou de détourner l'utilisation de certains produits, tout cela avec peu de renseignements. Dès lors, les réflexions allait dans le sens de la création d'outils pour des usages précis. Aujourd’hui, c'est le contraire, après avoir investiguer, défricher et rechercher dans la somme d'informations, la question reste encore du pourquoi, du comment, voir de la destination réelle du nouveaux matériel. C'est cette différence qui à soustrait, pour certain, le bon sens et la capacité d'inventer leur environnement de travail.

 

Additionner des techniques peu fiable avec des recoupements douteux, confondre le besoin réel et le superflu tout cela pour, au quotidien, naviguer au radar, cela entraine un manque d'assurance préjudiciable à toute carrière. De plus la perte de temps qui consiste à tester, au jour le jour, les nouveaux produits se fait forcément au détriment de la concentration et du résultat final. Pour une évolution sereine ce sont seulement les techniques dûment actualisées, avantageuses par leurs facilités de mise en œuvre qu'il faut retenir, de celles que l'on peut scientifiquement assumer et revendiquer dans le cadre d’un passage du savoir.

 

 LE CONTENU DU PROJET.

 

 Autour de la réalisation d'un tatouage, proposer à un professionnel en début de parcours ou confirmé *:

 

 d' Accéder  à des pratiques techniques qui préservent la santé publique et qui servent de socle à ses futurs travaux !

 

 d' Aborder  les raisons pour lesquels il faut renoncer aux habitudes qui font barrage à son développement !

 

 d' Exposer et Démontrer  des produits réellement innovants !

 

 de Préserver  sa forme physique et celle de son patient par des conseils inédits !

 

de Retenir  les processus de piquages économes en temps !

 

d' Aider  avec attention à résoudre les questions qui se posent au quotidien dans son atelier !

 

de Contribuer  à une éthique nouvelle sur les traces des précurseurs du métier!

 

Cette initiative convient à toute personne large d'esprit, réactive, qui souhaite évoluer dans son activité.

 

 

 Tout cela et plus encore par l'acquisition d'une pièce de son choix suivi d'une veille téléphonique.

 

 

* Conditions d'éligibilité : Déclaré en préfecture, né avant 1996, exerçant hors département 18.

 

  Candidature et copies des documents :

 

contact@tattoo-bourges.com

 Fixe: 02 48 20 08 95    Mobile : 06 86 58 55 68

 

 Bop' John,  le parcours professionnel.

 

En activité depuis plus de trente années Bop' John à su développer une grande connaissance du matériel et des consommables pour la pratique du tatouage.

 

Ses études en mécaniques générales, machines outils et serrurerie lui on permis de connaitre le panel des matériaux contemporains.

 

Avec ses premières machines à tatouer artisanales, il élabore dès les années quatre vingt, avec Allan de Marseille et Norbert de Grenoble, les embouts en inox emboutis ajourés et sans soudure, permettant un nettoyage à l'ultrason plus efficace et une stérilisation optimale. Il fait parti de la génération des tatoueurs qui fabriquent à cet époque leurs propres matériel. Depuis toujours ouvert sur les technologies les plus modernes il n'a de cesse de répertorier, de tester les protocoles pour une efficacité, une hygiène optimale et un confort accru sur les postes de travail.

 

 A quelques mois de la parutions des normes européennes auxquelles il contribue auprès de l'A.F.N.O.R.  , il à choisi de se mettre à votre disposition, prodiguant les conseils techniques qui peuvent améliorer votre quotidien et vous aider dans votre développement professionnel.

 

 

Tatoueur enregistré auprès des autorités depuis 1985.

 

Organisateur de la première Convention Française de Tatoueurs Européens le 26 Mars 1989.

 

Membre de L'Association Française de Tatouages( A.F.T.) jusqu'en 1993.

 

Membre des Studios Ray Tattoo jusqu'en 2005

 

Membre d'honneur, actif de Tatouage & Partage.

 

 Conférencier en lycées technique et universités (I.U.T.).

 

 Expert-conseil (3 ans) au sein de l 'A.F.N.O.R. à Paris sur le projet européen de Normalisations des Bonnes Pratiques de Tatouage.

 

 Premier prestataire national de Tatouage en Maison Centrale Pénitentiaire.

 

 Développeur in situ et promoteur bénévole du dispositif médical de cicatrisation:

 

Derma-Tattoo (Laboratoire Metanoïa).

 

Professeur d'Aïkido au sein de la fédération A.I.A.T.J. diplômé de l'Aïkikaï de Tokyo.

 

Lecteur-abonné des revues suivantes (hors revues tatouages) :

Santé Corps et Esprit,

Alternative bien-être.

Plantes et bien-être,

Les secrets de la médecine chinoise.

 

 

 

 

 

 

 

 

L'échange.

Depuis le début du 21eme siècle, la recrudescence des vocations aboutissent de plus en plus à une concurrence acharnée de la part des différents acteurs. L'absence d’éthique ou de déontologie finissent par tirer le métier vers le bas achevant un travail de sape entrepris sous un règne de la quantité, largement confirmé par l'explosion des officines et des conventions (1) sur le territoire national.

 D'ailleurs plus les contacts entre clients et artisans paraissent joviaux et plus ils relèvent de la basse réclame, délaissant une réelle prise en charge de la demande. L'affichage de tarifs invraisemblables par leurs moindres couts, assortis d'une taille de motifs tout aussi minimalistes faciliterons un jour ou l'autre, comme nous le développerons plus bas, la réalisation de ces pièces par des automates. Malgré la taille et le manque de lisibilité ces tattoos minuscules qui favorise la venue de ces futures machines sans âmes  se pratiquent sans aucune culpabilité avec en guise de porte-clef le sourire béat de l'heureux ou heureuse victime accompagné en feinte complicité jusque sur la place publique du net, preuve d'une course aux réseaux ou bon sens et équilibre laissent place au grès des messages à une frustration quotidienne. Cette frustration est souvent due à la non-reconnaissance d'individualités, chez le tatoueur comme le tatoué, en manque de notoriété et elle est surtout incompatible avec toutes recherches ou développements puisque nous sommes avec ce système au cœur même de la dissolution de tout principes.

Chose incroyable le choix du tatouage est maintenant dicté par le nombre de ses réalisations avec des allégations extraordinaires du genre:

-C'est un motif qui marche bien, nous l'avons réalisé (vendu) à 10 reprises cette semaine?!

(Passe encore, à l’époque des walk' in et street  shop ou l'essentiel était de ramener un souvenir de son passage)

ou encore:

-Moins cinquante pour cent sur les motifs d'Halloween?!

 Là ou les autres activités honorables ont développés un ordre corporatif encadrant et garantissant un meilleur service, ici, nous assistons à un délabrement total des accords tacites qui régissait la profession naissante.

Ce n'est pas par hasard que nombres de tatoueurs se retrouvent entrainés vers le choix d'un statut d'artiste en croyant s'extraire du dégout ambiant. En plus de l'envie, mal placée, de bruler les étapes d'un parcours et d'une voie de transmission, ce sont les mêmes qui sans aucune connaissances des principes de la réalisation d'une œuvre dans sa signification d'ouvrage propre au Moyen-Age, se targuent de productions artistiques dont la dénomination sert tout au plus à masquer le vide insondable en matière de filiation légitime.

 En ce qui concerne l'art, il faut souligner que l’anonymat des œuvres qui prévaut  jusqu’à la fin du Moyen-Age est basé sur le fait remarquable que l'artisan suite à une longue formation, en totale acceptation de sa fonction, de sa place au sein de sa caste et de celle-ci au sein de la société en arrive à ne concevoir que des pièces extrêmement travaillés qui méritent encore l'appellation de chefs d’œuvres, cela sans jamais apposer sa signature. C'est seulement à partir la décadente et mal-nommée Renaissance que les portraits qui flattent l'égo de leurs commanditaires commencent à être signé. Le rapprochement avec les tatouages modernes que l’on ne signe pas pour des raisons diverses dont celles de l'esthétique ou de l’intégration de la signature (2) ,  c'est qu'ils devrait naturellement au fil d'une certaine maturation faire apparaitre le style de son créateur. Et pourtant de plus en plus de tatoueurs contemporains aux dents longues sont aux antipodes de cette démarche, malgré le paraphe impossible, c'est leur soif de glorification qui est le moteur de leur geste. La rapidité fébrile, maladive d'appropriation de chaque nouveau style entraperçu et de son implantation sur la peau du premier cobaye témoigne non seulement de cette standardisation à outrance mais aussi d'un profond irrespect pour le client. Pour certain cela fonctionne, du moins jusqu'au moment ou l'originalité et la manière technique sans fondements réelles font vite place à celles d'un autre "artiste" en proie au mème vertige médiatique. Quand ces aspirations détrônés retombent, tous se retrouvent mis à l’écart et au bout du compte ne laissent aucune trace qui puisse prouver le moindre attachement, ni le moindre sentiment d'appartenance commune à un métier.

Pour préserver une vision tronqué du problème, on opposera à tout cela que ce qui compte c'est le résultat, encore une fois, pour occulter l'histoire et n'avoir en somme que la préoccupation de son quotidien au détriment d'interrogations utiles.

On avancera aussi de quel légitimité s'agit-il? Celle des tatoueurs plus anciens qui n'en finissent plus de creuser leur tombe pour s'ensevelir avec leurs derniers principes? Ou bien celles de nouveaux arrivants trop souvent à l'image d'une modernité oublieuse de toutes prérogatives?

Il s'agit simplement de comprendre et d'apprendre d'une génération précédente qui porte des racines communes comme par exemple celles en France du retour en grâce du tatouage hexagonal, l'un des plus proscrit de tout le continent. Cette acceptation du tatouage par l'ensemble du public pour laquelle ont souvent œuvré les tatoueurs de la première génération française ne serait ce qu'entre autres par de banales exhibitions des années 70 - 80 dans les bars, les boites de nuits, les soirées Rock'n'roll, sur les concentrations motos ou au salon de l'érotisme, démontre que nous sommes loin des vocations fortuites d’aujourd’hui dicté par un segment porteur ou par les épisodes de la  télé "réalité". Pour la plupart ces nouveaux venus ne s’embarrassent pas de réflexions ou ne prennent pas connaissance du point "a"et de son suivi historique jusqu'au point "b" qui permettrais d'établir une cohérence professionnelle. D'autres influencés dans leur jeunesse par la sensation immense de liberté diffusé par les premiers tatoueurs, aux looks hybrides exubérants, savants mélanges de bikers indianiste hippisant ,rockers dandy ou d'Indiana Jones proxénète, n'ont pas retenus l'esprit de ces codes de reconnaissance immédiate, de Copenhague aux Baléares, d'hommes libres sur le vieux continent européen, leurs préférences se portent plus à l'heure actuelle sur le seul signal grégaire et rassurant du port de lobes d'oreilles distendues, reste d'exotisme hindouiste qui tient place de légitimité branlante: Écarteurs égal tatoueurs ?

Pour en revenir à la dénomination d'artiste, loin de protéger de tout nivellement vers le bas (3) et les professionnels aboutis étant rarement ceux sorti des beaux arts, il servira seulement de démonstration aux autorités de tutelles pour prouver l'immaturité d'une profession en lien avec la santé publique et qui refuse la progression logique d'un métier traditionnel.

Le temps des tatoueurs officiant dans des baraques foraines à peut être, à un moment donné, justifier l'appellation d'artistes en rapprochement de ceux du cirque mais sans commune mesure avec le sens présent du mot, véritable fourre-tout de notre époque. Les titres honorifiques dont s'affublait les gens du sud des États-Unis comme Colonel, Major, Doc ou Professor, qui servait tout au mieux, à impressionner le quidam sont à ranger dans la mème démarche de comédie, duperie et d'usurpation carnavalesque que le terme contemporain d'artiste .

Aux tarifs revus à la baisse par des justifications diverses, comme les achats de matériels facilités par le cours des monnaies faibles sur le net (Quand CE rime avec China Export), suivent celles dictés par le sentiment que le nombre des réalisations compensent leurs prix  dérisoires. D'autre allégations pécuniaires reposent sur le fait de débuter avec des tarifs alléchants: -Moitié prix pour permettre à notre apprentie de ce faire la main?!, confirmation absurde d'une pratique dangereuse qui laissera des traces sans appel. Aucun métier digne de ce nom n'attribue le soin d'une quelconque réalisation à celui qui n'a pas fait ses preuves, on imagine sans peine les dégâts chez les dentistes ou les chirurgiens. Le fait de tenir boutique devient seulement l'excuse derrière laquelle essaye de se cacher le client floué et procure toutes les réjouissances à ceux qui exercent sans déclaration : ... pourtant, c'était un professionnel! 

Hé non, manque de chance, pas le bon jour, pas le bon endroit et pas la bonne personne....

Sur le plan de la valeur de l'acte, on voit , sur des conventions, fleurir les tatouages offerts par des artistes jusqu’au-boutistes nourri par le même désir compulsif, forcené de reconnaissance des pairs et du public, à l'abri de toutes contradictions, puisque n'officiant pas dans la zone géographique de leur clientèle habituelle. Si l'on se représente une convention comme la vitrine du métier, le risque de ces actes dévalorisants est tout simplement que le paiement de la prestation n'existant plus, le moment crucial de la rencontre d'un tatoueur pour l’élaboration d'un vrai projet commun sera facilement remplacé par des négociations avec un non professionnel moins regardant sur la validation du dit-projet. Le peu étant voisin du zéro dans l'inconscient collectif, dès que le bruit d'un tatouage bradé parvient à un certain public, déçu de ne pas se voir proposer "la belle affaire", celui-ci voudra découvrir l'objet semblable quasi gratuit de sa convoitise, mème si la réalisation se passe dans un garage ou un appartement de scratcheurs illégaux. Certes il y aura là un paiement minime( pas comme le saignement), puisque hors cadre, mais plus de l'ordre du troc, qui fournira le petit frisson de l'acte défendu très apprécier de toute une cohorte de pseudo-rebelles .

 Si l'exemple d'une baisse drastique du cout du tatouage qui eu lieu au États-Unis lors de la crise de 1929 est la seule qui se justifie historiquement, une prestation honnêtement rémunéré garantie souvent un accomplissement technique dont les seules limites sont celles justement du degré d’expérience de l'artisan. Bien que le papier monnaie ne corresponde plus depuis longtemps à sa valeur en métal précieux, ce mode de paiement concrétise pour l'artisan la mesure palpable de son travail, de son effort. La réalisation du paiement en monnaie réelle sous forme d’espèces doit rester une habitude inaliénable pour ne jamais banaliser l'acte déjà sous la qualification moderne et peu valorisante de service, pour en plus le réduire à une simple transaction par cartes ou par chèques.

Ces transactions numériques si elles se substituent à la monnaie nous conduisent vers un détournement complet du métier par des marchands d'encre (de la même veine de ceux qui aujourd’hui se remplissent les poches en accueillant des guests à tours de bras dans leurs "salons", vivant honteusement par procuration la vie qu'il n’ont pas su s'offrir) qui effectuerons simplement les recharges et les remplacements d'aiguilles de leurs cabines Inko-Matons du futur, avec paiements différés par cartes et puces corporelles, (ou alors ils mettrons en relation le demandeur avec un kit domestique expédié, pourquoi pas, sous forme de drones, qui suite à leurs travaux rapides et insipides, iront s’autodétruire après détection de l’incinérateur le plus proche.) à ce moment là ces transactions auront définitivement leurs places dans le système déshumanisant.

Les individus qui se soumettrons à de telles machines existent déjà lobotomisés par des années de jeux vidéos, collaborant à de factices univers parallèles, vivant par procuration la vie des autres, l'esprit rendu confus jusque dans le choix de leurs aliments, prêts à toutes les nouveautés (4) pour rompre l’extrême monotonie de leur existence amorphe.

Ces tendances incompatibles avec les relations humaines traditionnelles dénaturent peu à peu ce qui fait la prévalence de l'être humain créatif et conscient jusqu'à, sous prétexte de sa libération par la machine, on le soumette à un enchainement total comme cela c'est déjà passé avec les premières unités de productions moderne qui nous ont menés aux deux derniers conflits mondiaux, il va sans dire qu'à ce stade le tatouage servira malheureusement et à nouveau pour le marquage humain...

A suivre...

 

 

 (1) Le titre mème de convention laisse dans les fait de plus en plus la place à la réalisation de salons divers et variés. Si à la base le mot désigne une réunion ou une assemblée, il désigne aussi étymologiquement un pacte ou un accord voir une concertation. Malheureusement cette concertation est souvent négligé au détriment de la mutualisation des expériences par le biais des séminaires ou autres colloques et surtout son absence donne le champ libre à des pourvoyeurs d'événements sans liens aucun avec la profession.

 (2) Sauf chez les maitres japonais pour lesquels le tatouage est une extension de leur savoir et demeure sur ce plan leur propriété.

 (3) L'exemple du trash-aquarelle montre à quel point pour certain il est facile d'occulter l'aquarelle pour ne garder que les traits inconsistant du trash et ainsi dissimuler l’absence de dextérité derrière des motifs ineptes.

 (4) mème les plus dangereuses comme l'injection d'encre dans l’œil que l’on ne devrait jamais nommer tatouage.

 


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Esthétisme de l'environnement.

Première partie.

Si les mots de salon, boutique, bouclard, atelier, magasin ou studio de tatouage sont notoirement utilisés il faut rendre à chacun de ces termes les images qu'ils suscitent.

  Le salon évoque une certaine parenté avec la coiffure, l’esthéticienne, loin du romantisme des cercles littéraires du dix-huitième siècle, si ce n'est qu’aujourd’hui certains salons sont de véritable cabinets de curiosités rivalisant dans le baroque et les représentations incongrues. Les uns aux décors de Maisons Closes se destinent aux  adeptes de divans capitonnés, de bougeoirs factices et de chapelles gothiques, les autres nostalgiques d’époques diverses se complaisent dans quantités de collections plus ou moins vintage. C'est souvent dans une recherche de légitimité historique ou pour copier les galeries que les décors sont choisis, comme si l'exposition de dessins ou de réalisations ne se suffisait pas à elle mème.

Le bouclard est un terme d'argot remis au gout du jour dans les années soixante dix aussi bien par les premiers tatoueurs que par les mécanos qui se lançait dans l'ouverture d'un atelier ou d'une concession moto . Apanage d'une certaine génération il est souvent remplacer par des appellations plus tendance comme le shop

  Boutiques et ateliers mots anciens s'il en est, désignent des officines qui s'intègrent parfaitement dans les quartiers visités d'une ville touristique.

Le magasin quand à lui évoque le street shop avec ses présentoirs de flashs et ses ventes d’accessoires divers.

Le studio, arrêtons nous plus particulièrement sur ce terme, revêt de multiple connotations dont l'une des plus intéressante et qui semble prendre en compte les progrès techniques est celle du studio de photographe.

  En effet, les débuts du tatouage électrique dans les pays anglo-saxons, dès la fin du Dix-neuvième siècle ont été promus par la photographie et les premiers tatoueurs, conscient des atouts de la modernité sur la clientèle, ont souvent mis en avant les technologies de l’époque en ajoutant, par exemple des billards électriques (Pin- ball) , des enseignes lumineuses et mobiles, des distributeurs divers et bien entendu les premières cabines photographiques. L’attirance pour ce modernisme nous montrent d'une part l'attachement à un métier, sa promotion et déjà une idée de l'avenir de leur profession.

Distraire la clientèle est une des donnés toujours présente à l'heure actuelle. Encore ne faut-il pas confondre distraction et endormissement. En effet les décors superflus sont plus de l'ordre de la poudre au yeux que d'un véritable désir d'exposition de chef d’œuvres. Pour un acte, qui commence et finit toujours par un tête à tête entre deux personnes, il est plus opportun de privilégier une ambiance sobre garante de la concentration nécessaire. Tout cela sans négliger la part de personnalisation de chaque studio pour ne pas tomber dans l'uniformisation totale et imposée qui interviendra bien assez tôt.

L'utilisation de surfaces à base de produits moderne, l'utilisation de machines toutes aussi moderne( nous signalons depuis des années l'utilisation nocives des vibrantes sans que cela alerte les amateurs, certes de plus en plus rare, de bobinages externe) facilite non seulement l'entretient en matière d’hygiène mais témoigne aussi d'un état d'esprit prompt à se reconnaitre dans une évolution logique.

Les précurseurs l'avait bien compris, il sont passés du tatouage itinérant, accompagnant souvent ce que nous appelons l'Américan Circus ou Side show(plus parlant que le mot cirque a l’européenne qui, lui, n'inclus pas forcément les baraques foraines), aux studios sédentaires dans une optique d'offre de service plus sereine, plus efficace pour une clientèle forcément de plus en plus exigeante.

  Fonte d'aluminium polie (1859), bakélite isolante (1909) et inox (1913)  sont devenus les nouveaux matériaux de ces officines qui posent ainsi les premières bases d'une hygiène nécessaire. Ont peut imaginer la saine concurrence entre les tatoueurs désireux de présenter à la clientèle et aux autorités un cadre des plus rutilant par sa modernité.

L'exemple de ces émulations de bon aloi est fournis dans les années 1990 en Angleterre ou chaque année un concours couronné par un premier prix en matière d'agencement et d’hygiène était remis à un studio innovant. Malgré ces avancés, c'est toujours dans les mentalités que résident ces besoins effarants de décorations avec vivarium de reptiles, d’araignée vivantes ou animaux naturalisés comme un clin d’œil vers les baraques foraines d'antan, mentalité que l'on a vu perduré jusqu'au début des années 2000.

Comme les décibels agressifs, les décors tapageurs sont souvent le moyen de flouer l'entourage et de faire diversion sur une prestation douloureuse à l’excès ou/et de médiocre qualité. Souvent aussi, la tenue vestimentaire veut légitimer une occupation ressentie comme une usurpation par nombre de nouveaux professionnels toujours dans la difficulté de faire la part entre métier et passion, ils se tournent trop peu vers l'un ou exagérément vers l'autre au final se clonent en hipster aux allures de barbier vintage ou s'habille d'une fausse coolitude dicté par les marques qui on flairé le marché; l'un des exemple flagrants ce sont les lobes d'oreilles écartelées, même quand il ne s'agit pas du pierceur en titre, qui deviennent pour beaucoup de débutants le signe grégaire de reconnaissance d'une confrérie imaginaire.

Quand au  pragmatisme américain, en vertu d'une expérimentation établie sur un plus d'un siècle, lui de son coté crée par exemple des tabliers de travail (en cuir au début et en matière lavable aujourd’hui) directement inspiré des protections des maréchal-ferrant de l'épopée de l'Ouest. Le poste de travail ou work station, lui mème reflète les agencements pratiques d'ateliers, avec ses servantes à outils, de plus en plus adopté en Europe. L'environnement de travail tend donc vers la sobriété des cabinets de médecine et en plus de la tranquillité d'esprit en matière d’hygiène, cela représente surtout une réelle attention accordé à l’accueil du client autour de son idée sans parasitage externe...

A suivre...

 

 

 

 



Le Pourquoi et l'Histoire.

 Le pourquoi.

 

Passer de la sensation de la douleur au  bonheur d’acquérir quelque chose de vraiment personnel n'a peut être d'équivalent que dans l'enfantement, parce que ce contact en tête à tête prolongé qui engendre une réalisation reste un acte unique, parce que dans un monde désenchanté il faut retrouver l'idée des belles choses, parce que si ont peut aider à la réalisation de son prochain c'est tout aussi un devoir de le guider, parce que avant de tatouer des attrapes rêves, faut-il encore que ces rêves écloses et naissent quelques part, parce que l'ont peut encore tout changer porté par une passion commune, parce qu'une collectivité qui réunis les meilleurs individualités en une seule et même âme est beaucoup plus forte pour agir, parce qu'il encore temps de reconnaitre ses erreurs et de revenir vers un monde simple, pacifié  et hors du matérialisme outrancier...

Parmi les raisons qui poussent les personnes à se faire tatouer, à part l'automutilation ou l'absence d’intégration sociale mise en avant par les sociologues ou l'académie de médecine encore aujourd'hui et que nous laisserons de coté pour l'instant, il en est qui sont des raisons simples et communes à de nombreuses personnes. Cela débute autour de la prime adolescence par de longues après-midi de classe que nous avons tous vécu. Emporté par l’ennui de ces cours, il est tout naturel de s'intéresser à ce que l'on possède de plus proche, nous revêt et protège tout à la fois.  Au début c'est une façon de tuer le temps, on commence a gratter la barrière cutané, on l'irrite avec la pointe du crayon qui laissera pour les plus hardis une petite croute les jours suivants, avec un peu de chance une marque rosâtre qui partira plus lentement encore. On impressionne déjà les camarades avec ce que l'on croit avoir gravés sur sa peau. Nous passerons aussi sur les allégations du plaisir par la douleur colporté par un freudisme douteux pour en venir au piquage par la plume ou la pointe du compas, avec ou sans encre ( c'est souvent par la suite la seconde étape) ponctué par le grattage à l'allumette épointée en cure dent. A cette période de la vie, c'est à travers la douleur volontaire que l'on recherche ses limites d'endurance, plus que le marquage définitif proprement dit qui viendra plus tard, et que l'on s'impose comme une bravade, un acte interdit, dans le cadre bien réglementé de l’école ou du lycée.

C'est aussi la vue d'un tatouage familial sur un oncle, un voisin ou bien un film, une image qui nous laisse des souvenirs enfouis par convenances mais qui demandent qu'à réapparaitre. Ainsi le passage au monde des adultes peut s'accompagner du souvenir de ces personnes aux caractéristiques étonnantes, impressionnante pour un enfant, en matière d'ornementations corporelles et servir de justification pour le premier tatouage. Bien d'autres raisons personnelles entre en jeu, ce qu'il faut retenir c'est que heureusement encore aujourd'hui , (mais pour combien de temps)  nombres de ces raisons se basent toujours sur des réminiscences de moments vécus qui vont participer, resurgir lors de l’élaboration de la personnalité de l’individu, et servir à construire les futurs tatouages.

 

L'histoire.

 

En quelque sorte et heureusement, une transmission inconsciente, souterraine est encore à l’œuvre dans notre environnement moderne amputé de ses rites de passage. Il est intéressant de voir que ce cheminement aboutit positivement à l’élaboration de motif de tatouage plus personnel, plus réfléchi et beaucoup moins généraliste que les désirs soudains, compulsifs qui apparaissent puis disparaissent sous la conjecture de la mode. Il suffit de se pencher sur la mode que l'on veut nous faire passer pour du progrès pour percevoir les limites des soi disant créateurs qui resservent les mèmes idées en boucle pour le consommateur zombifié. C'est pour cela qu'il est déplorable que l'histoire personnelle fasse de plus en plus place à une consultation des tatouages du net avant tout autre choix individuel. Ainsi:

- ... découvrir sa marque personnelle dans l'univers, sa note dans la symphonie du monde, est toujours une joie libératrice. Parce qu'elle relie à tout ce qui vit et qu'elle révèle la capacité créatrice unique qu'on porte en soi. Le Blason ouvre des portes. Certains y trouverons peut être un chemin...-

Ces quelques mots citées de la "noble science" de la héraldique s'appliquent tout à fait a ce que pourrait être le tatouage contemporain, c'est a dire un art complet basé sur une science précise du langage des formes et des couleurs qui établissent la position de chacun en rapport avec les autres, la société et l'ordre des choses dans une dimension spirituelle.

 

On retrouve une ébauche d'application à travers le tatouage Traditionnel occidental avec ses motifs de corporations et de métier ou dès la fin du dix-neuvième siècle des artistes de tout pays utilisent une déclinaison d’icônes sur l'exemple des métiers à la signification universelle. Ces motifs  qui ont vu le jour bien avant le début de la modernité feront vite l'objet d'échanges entre les tatoueurs. Une planche de dessins avait alors peu de possibilité de subir des détournements pseudo artistique dans le contexte ou elle était passée d'un tatoueur à l'autre par une démarche réelle que se soit par contact direct ou postal. Il est permis de penser qu'un motif à succès à New-York avait un égal retentissement à Hambourg sans dénaturation excessive et que l’état d'esprit des premiers tatoueurs tendait malgré tout vers celui d'une guilde autour d'un vrai savoir faire artisanal ( Craftmanship)  si l'on en juge les rapprochements est ouest et surtout le fait qu'un marin, par exemple, pouvait exhiber son encre à l'autre bout de la planète devant un confrère qui reconnaitrais la qualité du travail.

 Pour poursuivre la comparaison avec les symboles des blasons, si les premiers motifs du tatouage moderne avait et ont encore une tel force d'évocation, c'est que ceux qui les ont créés avait cette connaissance intuitive basé sur les codes d'une iconographie ancienne comme celle des signes corporatifs avec toujours à l'esprit une ligne de conduite commune pour le devenir de leur métier.

Définir le blason d'un pays, d'une ville ou d'une personne se faisait autrefois par les calculs cosmographique d'une infinie précision avec entre autres la longitude, latitude et précession des lieux géographique, puis des recoupements variés sur des abaques ou grilles de lectures désignaient l'objet, la forme, l'animal, les couleurs et la matière correspondante à cette personne ou à ce lieu. Par la suite le fait de prendre un animal ou un objet en guise de totem est devenu la simple dégénérescence civilisationnelle de ceux qui en des temps plus lointains se voyait attribuer ces signes par une utilisation de cette science réelle du Nom ou du Blason (1).

De tels calculs ne sont pratiquement plus de mise à notre époque mais comme toute forme de véritable intelligence ne disparait jamais entièrement, il nous reste tout de mème un travail d'intuition basé sur le rapprochement des connaissances du tatoueur Traditionnel et des informations fournis par le client (qui acquiesce cette démarche quand elle est proposé) pour réaliser un motif personnalisé et intemporel.

En partant du fait établi qu'une demande n'est jamais fortuite dans le cas d'une personne adulte , libéré de toutes contraintes, dans une situation de changement, qui à réfléchi à la manière de contribuer à son roman personnel, on peut concevoir que la moitié du travail est réalisé. L'autre moitié restante consistera sur l'écoute du parcours, des souvenirs et des sujets d’intérêt  à proposer une esquisse qui résume autant le besoin de changement que la page qui se tourne dans les pourcentages adéquat à l'état d'esprit du demandeur.

Il est primordial d'envisager cette façon d'approcher le tatouage pour rétablir une fonction plus digne du métier. Il faut que les choix, dictés par la simple décoration du corps ou de la mode, qui tendent vers l'uniformisation des individus soient explicitement désigné comme aberrants. Il n'est pas facile de mettre une éthique de ce genre en place du simple profit et/ou de l'absence de travail en amont, puisqu'il s'agit d'une remise en question totale pour ceux qui pensent détenir toute les composantes de leur activité. Par contre chez un débutant honnête et ouvert cela sera plus facile, surtout s'il ne se soumet pas au conditionnement ambiant...

A suivre...

 (1)  il nous reste en Argot ou Art Goth le blase ou blaze pour le nom.

 

 


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